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Ligne LGV , la position des Verts

lundi 9 octobre 2006, mis en ligne par Didier QUERAUD

Les Verts contribuent par la position ci-dessous à l’enquête d’utilité publique qui s’est déroulée pendant l’été 2006.

Préambule

Les Verts Pays de la Loire réaffirment leur attachement à deux principes :

- la priorité du rail sur la route pour lutter contre l’effet de serre et limiter la consommation d’énergie,

- à objectif identique, la préférence à la modernisation d’infrastructures existantes plutôt que la création de nouvelles infrastructures.

La position des Verts nationaux, synthétisée dans le livret de la Commission nationale Transports, précise :

- le TGV ne doit être développé que sur des axes où il doit remplacer le transport aérien et/ou permettre le développement des TER et du fret ferroviaire.

- les écologistes refusent les projets pharaoniques « pompant » toutes possibilités d’investissement sur les lignes classiques (en particulier pour le développement des TER) et le fret ferroviaire.

Au regard du projet déposé pour l’Enquête d’Utilité Publique, les Verts des Pays de la Loire s’accordent sur les points suivants :

- La décision de construire une nouvelle infrastructure ferroviaire peut s’avérer nécessaire et collectivement bénéfique pour tout un territoire. Mais en ces temps où l’autorité publique ne peut pas tout financer, ils estiment que d’autres liaisons nationales sont prioritaires : le barreau sud Massy-Valenton pour les connexions vers l’Europe en est un exemple majeur. L’importance de l’investissement prévu pour la ligne LGV hypothèquerait aujourd’hui tout autre effort dont le rail a besoin :

. La mise à niveau de l’entretien des infrastructures existantes

. La modernisation des lignes actuelles

. La restauration éventuelle de lignes inopportunément abandonnées

- Les Verts rappellent que tout retard pris actuellement (par manque de volonté politique) dans l’entretien des voies et leur modernisation entraîne des transferts du rail vers la route.

- En conséquence, le nécessaire rapprochement de la Bretagne de Paris doit se faire d’abord par la modernisation de la ligne actuelle entre Le Mans et Rennes, permettant à la fois une augmentation de la vitesse (220 km/h) et de la capacité de la ligne. Cette option, outre le fait d’être plus économe, permet par ailleurs une atteinte moindre aux bocages sarthois et mayennais et une emprise moindre sur les terres agricoles.

- La performance du contournement du Mans par le sud et l’ouest (maillon important de l’axe Tours- Rouen ), au moyen des raccordements déjà existants, doit être recherchée.

- L’ amélioration des liaisons ferroviaires entre les grandes métropoles régionales de l’ouest de la France doit être recherchée aussi bien pour le TER que le Fret par une politique volontarisme et ambitieuse, cela passe par une modernisation de certains axes (exemple Caen-Le Mans-Tours) et par la remise en service de certaines lignes (exemple Laval-Mayenne, Sablé-Segré-Chateaubriant...)

- Une fois les points précédents acquis, et sous réserve d’une contractualisation claire de la desserte par TGV de la gare du Mans, une liaison directe Connerré - La Milesse est un atout pour raccourcir le temps de liaison entre la Bretagne et Paris. Elle permet par ailleurs de développer le fret provenant de la Bretagne, et permet à terme de développer une étoile ferroviaire interurbaine autour du Mans. En ce sens elle doit s’inscrire dans les programmations à réaliser.

- Le projet proposé à l’Enquête d’Utilité Publique ne correspond vraiment pas à court et moyen terme aux priorités et nécessités d’investissement ferroviaires énoncées ci-dessus. Dans l’hypothèse où le projet de LGV présenté par RFF serait néanmoins retenu, les Verts exigeraient la réalisation de « la virgule de Sablé » permettant de mieux connecter les grosses agglomérations de la région entre elles.

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