Voeu GDF

dimanche 11 décembre 2005, mis en ligne par alliap

Région des Pays de la Loire

CONSEIL REGIONAL Session du lundi 20 juin 2005 Vœu proposé par Bernard BREUX Au nom de la majorité


Après le vote du 9 août 2004 transformant l’entreprise publique en société anonyme et la modification de ses statuts en novembre 2004, le Gouvernement vient d’annoncer l’ouverture du capital de Gaz de France à compter du 23 juin, cela au prétexte que sa mise en Bourse est nécessaire pour financer son développement. Ce n’est pas vrai. Gaz de France n’a aucun problème financier pour assurer le développement de ses investissements. Alors que l’entreprise se répand, dans la Presse, d’une nécessité impérieuse d’avoir besoin d’argent pour grossir, les chiffres sont éclairants : Gaz de France a plus de ressources que de besoins. Il s’est désendetté en 2004 Sa capacité d’autofinancement est 4 milliards d’euros par an Sa capacité d’endettement est de 7 milliards Sa capacité de financement possible sur 3 ans : 19 milliards

Alors qu’une partie des prélèvements successifs de l’Etat sur les recettes de Gaz de France aurait pu servir au développement des énergies renouvelables, elle a été en réalité utilisée pour renflouer les caisses de l’Etat. C’est cette même logique qui est recherchée par l’ouverture du capital. La rentabilité financière réclamée par les marchés financiers orientera inévitablement le service public vers une gestion de court terme, dont les risques principaux portent sur la sécurité. Elle conduirait inévitablement à accélérer la disparition des structures mixtes (EDF-GDF) de proximité, au moment même ou la grande majorité des élus demande leur maintien et leur développement. Nos concitoyens ont un attachement profond au service public, attachement régulièrement constaté lors des enquêtes d’opinion réalisées ces dernières années. Les salariés du service public de l’électricité et du gaz viennent de décider, à l’initiative unitaire des cinq fédérations CGT, CFDT, FO, CFE-CGC et CFTC de tout mettre en œuvre pour s’opposer au processus de privatisation de Gaz de France pour assurer un vrai projet industriel dans un secteur aussi stratégique pour le développement social et économique. Pour toutes ces raisons, le Conseil Régional des Pays de la Loire • s’oppose à l’ouverture du capital de GDF, • exige du gouvernement d’assurer la défense et le renforcement du service public et une politique énergétique durable au service de tous, • soutient les actions engagées par le personnel avec toutes les fédérations syndicales et de nombreux élus locaux sur cet objectif,

Le Conseil Régional réaffirme sa volonté de tendre vers l’autonomie énergétique notamment par la construction d’une centrale à gaz.

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