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27 mars 2007

Dominique Voynet dans le Nord : les phrases choc

mardi 27 mars 2007, mis en ligne par Didier QUERAUD

Invitée lors d’un meeting régional dans le Nord Pas-de-Calais, Dominique Voynet a fustigé ses concurrents en quelques phrases chocs, qui valent leur pesant de développement durable.

Extraits de 40 minutes pour convaincre... (Nord Eclair)

Nord Eclair - 25/03/2007 40 minutes pour convaincre...

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N’allez pas dire à Dominique Voynet que ses adversaires apportent quelque chose de nouveau en politique. Elle considère que Nicolas Sarkozy se démène tellement entre ses sarcasmes à l’égard du chef de l’État et ses « promenades » dans les usines que son propre électorat en vient à douter de lui. « Le candidat de substitution qui peine à se différencier » - Mme Voynet parle de François Bayrou Ndlr - « quant à lui utilise des slogans éculés ».

Pour ce qui est de la gauche, Dominique Voynet reconnaît qu’elle n’est pas toujours à la hauteur avec ses antilibéraux dispersés et ses partis traditionnels qui, culpabilisant sur tout, auraient tendance à courir après la droite. «  La France, pour moi, ce n’est ni un hymne, ni un drapeau, c’est avant tout des valeurs  », lance-t-elle en allusion aux propos de Ségolène Royal à son meeting de Marseille.

«  Je n’aime pas être comparée à une pastèque !  »

Mais il y a la révolution écologique que Mme Voynet traduit comme un refus du renoncement et de la paralysie. Sans perdre une minute, tout en décochant encore quelques traits en direction du libéralisme sarkozyen, elle expose son programme. «  J’ai du mal à accepter que l’on me compare à une pastèque, verte à l’extérieur et rouge à l’intérieur. Pour moi, la solution aux problèmes sociaux est largement écologique, et la solution des problèmes écologiques relève du social. Le décès de 15 000 personnes lors de la canicule de 2003 a constitué un signal à la fois écologique et social. Quelle efficacité ont eue à cette occasion nos champions de la compétitivité ?  ».

La solution pour elle n’est pas de travailler plus mais de travailler autrement : «  Comment peut-on dire à ceux qui sont privés d’emploi qu’ils travailleront plus ? Comment expliquer que le travail soit autant générateur de stress ? Et que fait-on de l’augmentation de notre espérance de vie ? Nos années en plus, on nous les fait passer devant la télévision. Pour faire un peu plus main basse sur nos cerveaux  ».

Le progrès que les autres candidats nous proposent est, pour Dominique Voynet, calamiteux et cauchemardesque : les organismes génétiquement modifiés, le réacteur European Pressurized Reactor (EPR), très peu pour elle. Elle est pour les énergies renouvelables à même, selon elle, de créer dix fois plus d’emplois que le nucléaire. Elle est pour les plans locaux d’économie solidaire qui permettraient d’en créer au moins 100 000. Elle est pour la VIe république à condition de savoir ce que l’on veut mettre dedans ; elle est pour l’Europe dont l’échelle permet de réguler la mondialisation.

(...)

Note : les passages supprimés concernent essentiellement la région de Roubaix.

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